On notera que le ministre est très sérieux pour réduire les coûts de l’école. Ce document indique là où les « gains en emplois » sont possibles. Les L’objectif est clair : l’école coûte trop chère, il faut faire des économies et ce même si les élèves et les personnels (enseignants, assistant d’éducation …) doivent en pâtir, merci M. Châtel pour ce franc parler !!!!
Alors tous les moyens sont bons :
-> Augmentation du nombre d’élèves par classe
-> La fin des RASED (réseaux d’aide pour les élèves en difficultés)
-> « la mise en extinction » des psychologues scolaires
-> La baisse de la scolarité des enfants de moins de 3 ans
-> La fermeture des petites écoles rurales
-> Le recours accru aux étudiants pour effectuer les remplacements
-> Et une fois n’est pas coutume à la rentrée 2011 se seront 16 000 suppressions de postes (13 500 en 2010)
Notons l’ironie du gouvernement, dont les analyses varient selon les envies et besoins … pour exemple en octobre dernier monsieur Sarkozy lançait un plan d’urgence car nous étions les européens à être les plus « mauvais » en langue vivante, aujourd’hui il semblerait qu’une nette diminution des intervenants extérieurs et assistants étrangers soit envisagée. Gains espérés : 1 millier d’emplois.
Les jeunes communistes du 93 dénoncent ces politiques libérales qui une nouvelle fois mettent à mal l’éducation nationale. Notre éducation ne doit pas être soumise à des objectifs de rentabilité ! ces mesures s’inscrivent dans une démarche comptable où même les recteurs doivent chiffrer les économies réalisables. L’éducation est un droit. Le gouvernement, capable de verser des milliards aux banques, doit se donner les moyens de garantir ce droit à tous. Si une autre école est possible, c’est parce que d’autres choix politiques le sont ! Pendant que le ministère supprime des postes, grossit les classes, ferme des écoles … les JC93 se battent pour l’ouverture de 2 lycées en plus en Seine-Saint-Denis !!!
Pour créer une école de la réussite de tous où l’Etat joue pleinement son rôle et assume sa responsabilité, nous exigeons un plan pluriannuel de recrutement qui aille au-delà des 50 000 postes déjà supprimés. Nous revendiquons le retrait de la réforme Châtel.
Nous réclamons et organisons dès maintenant aujourd’hui avec les lycéens, à travers la campagne de votation lycéenne :
1. Un vrai débat sur l’éducation nationale.
2. La mobilisation pour dénoncer tous les discours qui organisent la division et la stigmatisation.
3. Le démantèlement de tous les dispositifs antisociaux comme le chantage aux allocations
4. Le retour d’une véritable politique pour le partage des savoirs et l’exercice de la citoyenneté qui passe par de nouveaux droits pour les jeunes