Quand on aborde la question du logement étudiant, nous trouvons deux voies possibles : les résidences universitaires, et les locations privées (particuliers, foyers catholiques ou de jeunes travailleurs...).
Pour la location privée, en plus d’une concurrence énorme pour souvent de simples chambres de bonne à des prix exorbitants, 3 mois de loyer en avance, et surtout un bon garant sont obligatoires.
Pour toutes ces raisons, la majorité des étudiants se tournent chaque année vers les chambres/studios du CROUS (Centre Régional des Œuvres Universitaires et Sociales). Mais seulement 13% échappent aux listes d’attentes, et accèdent du premier coup à la cité U.
Une fois cette épreuve franchie, tout jeune s’attendrait donc à vivre dans des habitations aux normes. Or, la plupart du temps le contrat n’est rempli qu’à moitié : une grande partie des logements sociaux universitaires sont considérablement dégradés.
Les résidences de la Seine-Saint-Denis ont par exemple à des niveaux variables : problèmes d’hygiènes, de sécurité (porte d’immeuble fracturée, vitres cassées...). Si on rajoute à cela un sous-traitement dans les services d’entretiens, et un cruel manque de personnels au sein même des administrations du CROUS, le contact social se réduit au strict minimum et il en va de même entre étudiants.
Les loyers atteignent en moyenne 388€, alors qu’en retour les services du CROUS se réduisent à peau de chagrin. Il devient donc urgent de réagir, face à une situation de plus en plus intenable.