En janvier dernier, on nous a annoncé que l’Etat se désengageait des plannings familiaux, en réduisant leur enveloppe budgétaire de 42%.
En 2010, il n’y aura plus d’enveloppe du tout.
Dois-t-on craindre une disparation des plannings familiaux, pourtant acteurs majeurs de l’éducation sexuelle, de la prévention et de la contraception ?
Ils sont pour un grand nombre de jeunes filles, un lieu d’écoute et de conseils et pour un plus grand nombre, un lieu où l’on peut parler de sexe sans tabou et à égalité (homme/femme).
Plus grave encore, fermer des plannings familiaux, qui existent depuis 1956, c’est remettre en cause, pour chaque femme, le droit de choisir sa sexualité, le droit à la contraception, le droit d’avorter.
Car si demain ces centres disparaissaient, ce serait un endroit de moins où l’on défend le droit à disposer librement de son corps.