1960 : La région de Saada est le dernier bastion royaliste du pays 27 septembre 1962 : révolution républicaine (fin de l’imamat), début de la guerre civile 1978 : Montée au pouvoir d’Ali Abdullah Saleh (actuel président de la république du Yémen réunifié) 1980 : renouveau du mouvement zaïdiste dans la région de Saada 22 mai 1990 : réunifications (nord & sud) pour former la République du Yémen 2000 : Attaque du destroyer USS Cole (destroyer américain) par un groupuscule terroriste (possiblement Al-Qaïda) Septembre 2004 : mort de Hussein Al-Houthi (chef de la rébellion houthi dans le nord du pays) 2007 : Médiation du Qatar pour tenter de mettre un terme au conflit et échec de celui-ci. Juillet 2008 : cessez le feu entre le gouvernement et les houthis dans le nord. Août 2009 : reprise des combats dans le nord du pays.
Le Yémen depuis sa réunification en 1990, ne s’en sort pas de ses conflits internes. Au nord, partisans houthis d’obédience chiites (zaïdistes) et le gouvernement sunnite (wahabiste voire salafiste) se livrent une guerre tribale dont la zone de combat s’étend chaque jour. Les houthis affirment défendre leur courant religieux de l’oppression gouvernemental, les autorités prétendant quant à elle lutter contre le retour de l’imamat zaïdiste aboli en 1962.
Le sud du pays est quant à lui animé par une rébellion de sécessionniste visant la reconstruction du Yémen du sud. Motivés par la corruption du gouvernement du président Ali Abdullah Saleh en place depuis 1990, l’exploitation du sud au profit du nord et la préparation du passage de pouvoir au fils du président, les partisans socialistes et communistes veulent en finir avec l’oppression constante exercée par le gouvernement.
Enfin, à cela vient s’ajouter une montée des extrémismes religieux, notamment sunnites, permettant à l’organisation terroriste Al-Qaïda d’installer camps d’entrainement et bases de replis dans une zone particulièrement stratégique de par son positionnement géographique. Le Yémen permet le contrôle du sud de la mer rouge, et donne accès à la corne de l’Afrique.
Certaines ingérences viennent enfin aggraver le conflit ; l’Arabie-Saoudite bien qu’officiellement hors du conflit, encourage les tribus du nord à se battre via la vente d’armes et le bombardement des hauts-plateaux. Les Etats-Unis sont sur le terrain depuis plus d’un an pour « lutter contre le terrorisme ».
La situation du Yémen est depuis bien longtemps des plus inquiétantes, cependant les chefs d’états n’en avaient cure. Ils mettent dorénavant en avant les attaques terroristes contre des ambassades occidentales pour préparer les populations à l’ouverture possible d’un nouveau front contre le terrorisme planétaire. Sans oublier que le Yémen est riche en ressources pétrolifères, gazières et hydrauliques. Comme un air de déjà vu…